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Enfants trouvés
Enfants trouvés à Meux et dans les villages environnants
Introduction
Mon arrière-grand-père, Ferdinand Quaresme, est un enfant trouvé à Namur le 29 mai 1849. Au cours de mes recherches généalogiques, j'ai pu constater que plusieurs familles de Meux avaient un enfant trouvé parmi leurs ancêtres. Cette constatation m'a donné l'idée de poursuivre l'étude et d'établir un petit catalogue des résultats qui portent sur les communes de Meux, Saint-Denis-Bovesse, Aische en Refail, Emines, Grand-Leez, Liernu, Les Isnes, Warisoulx, Rhisnes, Villers-lez-Heest, Daussoulx, Bovesse, Dhuy, Saint-Germain, Mehaigne, Upigny,Sauvenière, Lonzée, Vedrin et Spy et de continuer dans toute la province de Namur.
Je remercie Jean-Claude Dejardin, Paul Gilles et Michel Dricot pour leurs documents, leurs conseils et leur aide. Je remercie également le personnel des Archives de l'Etat à Namur et, en particulier, Monsieur Emmanuel Bodart, chef de service.
Liste des communes explorées dans la Province de Namur
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pour voir l'état de mes recherches
Les enfants trouvés
Déjà avant la Révolution Française et pendant tout le XIXème siècle; le nombre d'enfants trouvés à Namur était très important : en moyenne un tous les deux jours. Les enfants sont généralement des nouveaux nés. L'approche du phénomène est perturbé parce que l'abandon ne se fait pas toujours là où habitent les parents, parce que les enfants trouvés sont regroupés et transférés, parce que les parents se sont, ou non, faits connaître. L'intensité varie d'une année à l'autre, mais s'il y a un rapport certain avec la conjoncture économique longue, matérialisée par les courbes des prix et des productions, la relation est moins évidente pour les mouvements conjoncturels de brève durée : une crise courte, qui peut être surmontée dans un temps relativement rapide, ne provoque pas -ou très peu- une recrudescence des abandons. Si la crise dure et suscite des abandons, ils concernent surtout les enfants légitimes. Presque partout -mais avec des variations régionales- le maximum se place en mars, avril et mai. Dans les périodes anciennes, beaucoup plus de filles que de garçons ; puis par la suite, un peu plus -seulement- de filles. A Nancy, l'abandon se fait le premier jour pour 24,9% des cas en 1774-1775 et 42,9% en 1787--1788 ; la première semaine respectivement pour 41,2% et 77,1%.
L'abandon peut résulter de l’illégitimité. A Metz, la présence d'une garnison nombreuse provoque 207 cas par an de 1725 à 1742 ; son absence fait chuter le nombre à 93 par an de 1743 à 1762. L'abandon concerne donc en priorité des enfants illégitimes : en ville, enfants de servantes, conséquence des rapports avec les domestiques, ou des ouvrières. Pour les mères ayant des enfants illégitimes, peu de veuves, très peu de filles mineures, beaucoup de femmes célibataires âgées de 20 à 30 ans. La confrontation des déclarations de grossesse avec les registres des hôpitaux des enfants trouvés est indispensable. Pour les enfants légitimes, on note le grand nombre des mères, très pauvres, surtout des veuves ou délaissées par leurs conjoints; la désorganisation de la famille, la destruction du couple constituent des facteurs favorables ainsi que la surcharge d'enfants au delà d'un seuil subjectif de ce qui est tolérable. A ajouter, le rejet de l'enfant infirme ou malade (plus rare). (Citation de Guy Cabourdin)
Ils étaient abandonnés dans tous les coins de la Ville de Namur sauf pendant la période qui s'étend d'avril 1811 au 10 septembre 1823 où ils étaient déposés au tour de l'Hospice Saint Gilles. Le tour établi à l'hospice Saint Gilles ensuite du décret impérial du 13 janvier 1811/ : art 3/ et de l'arrêté du Préfet de Sambre et Meuse du 25 mars 1812 / : art 2/ a, ensuite de l'arrêté du Conseil de Régence du 18 août 1823 et de la résolution des Bourgmestres de Namur du 23 du même mois, été supprimé et bouché par la régence le 27 septembre 1823. Voir la lettre de la Commission des hospices en date du 10 septembre 1823 adressée à Messieurs les Bourgmestres à cet égard. ( Archives des Hospices civils de Namur n° 356). Le dernier enfant abandonné au tour de l'hospice Saint Gilles est Adèle Diades exposée le 25 septembre 1823.
Le jour même de leur découverte ou le lendemain matin, les enfants étaient présentés à l'officier de l'Etat-Civil de la Ville, baptisés par l'aumônier de l'hospice Saint-Gilles et acheminés à la même date ou le lendemain vers une famille d'accueil.
Emplacement du tour
à l'entrée de l'actuel
Parlement Wallon
(Photo Michel Flémal)
Nombre d'enfants trouvés à Namur entre 1780 et 1861
Les derniers enfants trouvés sont Torné Denis exposé le 13/11/1856 place Saint Aubain et Torniel Octavie exposée le 09/04/1861 rue de l'Evêché. Les listes établies à l'intention des officiers de l'état civil sont restées inutilisées. (Voir ci contre)