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Les familles d'accueil

Enfants trouvés

Les communes et les familles d'accueil

Les communes d'accueil
Le hit-parade !
Vous trouverez ci-contre un graphique reprenant la répartition des enfants trouvés dans les différentes communes. Les communes aux environs de Namur avaient une population plus importante. La proportion par communes varie peu suivant les années.

Parfois, les bourgmestres ou les curés étaient opposés à la venue d'enfants trouvés.

1. Rapport Beckers du 22 juillet 1812

"
Si nous rencontrons toujours de la bienveillance et de la protection chez les fonctionnaires, nous y rencontrons parfois des entraves et du découragement.
Les bourgmestres des communes rurales ne sont pas toujours animés de cette philanthropie qui honore l'homme. Nous en avons trouvé qui ne voulant pas avoir d'enfants trouvés dans les communes, refusaient aux nourrices les certificats qu'on exigeait d'elles, d'autres on été jusqu'à exclure nos malheureux enfants des écoles communales, heureusement que la députation a su faire justice de ces abus qui ne se reproduisent plus.
"

2. Lettre du curé de Liernu du 13 août 1819

Monsieur,
Comme je vois que l'administration de votre hospice vient de me priver de toute surveillance de toute direction sur les enfants de l'hospice en pension dans ma paroisse puisque sans billet de votre part, contre mon gré à mon insu on remplit d'enfans de l'hopital toute ma paroisse afin même de me faire de la peine. Je suis pourtant charmé de n'avoir plus cette charge sur mes épaules. Pourtant j'aime à vous prévenir que puisque c'est pour me faire de la peine qu'on me met ces enfans dans ma paroisse et que les gens les cherchent aussi à cette fin, si ces enfans viennent à mourir, être malades je ne m'en embarrasserai pas et renverrai les morts à Namur. Je comptois jusqu'à présent que douze à quinze enfans de cette espèce étaient plus que suffisants pour une petite paroisse mais si cela dure encore quinze jours il y en aura plus d'un cent. Si cependant cela se fait par surprise et qu'on veuille encore me charger de cette surveillance je demande qu'on retire tous ces enfants placés sans mon consentement et malgré moi et qu'on en place plus dans la suite sans mon billet. Je vous prie d'en avertir les messieurs de votre hospice. Entretems croyez moi je suis avec considération
Votre très humble serviteur
J.J. hamoir curé de Liernu


Les indemnités

Les enfants trouvés étaient remis à des familles d'accueil le jour même ou le lendemain de leur découverte. Parfois, c'était une veuve ou une maman qui venait de perdre son enfant. La commission des Hospices civils recevait régulièrement des lettres de recommandation des bourgmestres des communes environnantes.

La loi du trente juillet 1834 précise que : "
Les frais d'entretien des enfants trouvés sont à la charge des provinces et des communes où l'exposition a eu lieu ". Dans les comptes des hospices civils, on retrouve les sommes payées pour la pension des enfants : 7174 florins pour le troisième trimestre en 1825, 6821 florins pour le premier trimestre en 1826, 6545 florins pour le deuxième trimestre 1826, ... Malheureusement; il n'y a pas de répartition pour famille. On retrouve cependant un poste régulier de 30 florins alloué pour un enfant placé à Purnode.

Un document plus intéressant date de février 1855.

Il précise les indemnités accordées aux nourriciers des enfants trouvés pour l'année 1854 :

Pour les enfants nés de 1843 à 1848 : 25 frs
Pour les enfants nés de 1849 à 1851 : 20 frs
Pour les enfants nés de 1852 à 1854 : 15 frs

soit un total de 13 210 frs pour 608 enfants.
Les mandats étaient remis aux bourgmestres des communes qui étaient chargés de les distribuer aux bénéficiaires

Le confiage

La commission des Hospices Civils pouvait également confier à une personne ou à une famille d'accueil un enfant trouvé suivant les termes d'un acte repris ci-dessous. Les enfants étaient parfois déja dans la famille ou provenaient d'un autre nourricier. Cette formalité se faisait généralement entre six et neuf ans mais dans certains cas, elle avait lieu à trois ans ou à douze ans.
Voici le texte des actes :


Commission des Hospices civils

Le ..... est (sont) comparu(s) au secrétariat de la commission administrative des Hospices Civlils de la ville de Namur la dame ou le sieur ... domicilié(s) sur la commune de ... le(s)quel(s) a (ont) déclaré avoir reçu en confiage, le (la) nommé(e) .... en pension chez ..... qu'il promet et s'engage de nourrir, entretenir et faire instruire convenablement jusqu'à sa majorité à l'entière décharge des hospices et de le représenter à la commission toutes et quantes fois qu'elle en sera requise.

Fait à Namur, le ....


C'était, en fait, une espèce d' "adoption" sans modification du nom. La pratique était assez fréquente. J'en ai repéré une quarantaine sur les 200 enfants répertoriés dans ce travail.
Vous trouverez dans les fiches individuelles et sur Geneanet, les noms des familles d'accueil et la famille de "confiage"


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Dernière mise à jour : 21 janv 2012 | jm.quaresme@skynet.be

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